Une envie vient de frapper. Et maintenant ?
Vous êtes assise à votre bureau, tranquille, et Susan arrive encore avec les beignes. Ou vous êtes enfin sur le divan après une longue journée et soudainement vous AVEZ BESOIN de quelque chose de sucré.
Vous ne pensiez pas à la nourriture il y a cinq minutes. Là, c’est tout ce à quoi vous pensez.
D’abord, avoir une envie ne veut pas dire que vous avez échoué à quoi que ce soit. Et le but n’est pas de devenir quelqu’un qui ne voudra plus jamais de beigne.
Mais si les envies vous emmènent régulièrement quelque part où vous ne voulez pas aller, ça vaut la peine d’apprendre quoi faire sur le moment.
1. Première question : est-ce que j’ai vraiment faim ?
Avant de transformer ça en enquête psychologique, éliminons l’évidence.
Peut-être que vous avez simplement faim.
Si vous n’avez pas assez mangé aujourd’hui, si vous avez jeûné de façon trop agressive, si vos repas n’étaient pas très satisfaisants ou si vous venez de finir un entraînement difficile, votre corps qui demande de la nourriture n’est pas un problème de comportement.
Demandez-vous :
- Quand ai-je mangé la dernière fois ?
- Est-ce que j’ai assez mangé ?
- Est-ce que ce repas contenait assez de protéines et de vraie nourriture pour me satisfaire ?
- Est-ce que je mangerais volontiers un vrai repas maintenant ?
Si la réponse est oui, mangez.
On n’essaie pas de déjouer une faim légitime.
Mais c’est ici que la préparation compte. Assurez-vous d’avoir des repas et des collations santé et satisfaisants facilement accessibles, parce que si vos options sont manger le beigne ou aller à l’épicerie, acheter la nourriture, revenir à la maison, cuisiner et ensuite manger, le beigne part avec une longueur d’avance évidente.
2. Si vous n’avez pas faim, qu’est-ce qui vient de se passer ?
C’est ici que ça devient intéressant.
Les envies ont souvent un contexte.
- Peut-être que vous êtes passée devant la boulangerie.
- Peut-être que vous vous ennuyez.
- Peut-être que vous êtes stressée.
- Peut-être que vous mangez toujours quelque chose de sucré en écoutant Netflix.
- Peut-être que Susan a encore apporté les maudits beignes.
(Wow. Susan mange des balles perdues d’un bout à l’autre de ce Journal.)
Ou peut-être qu’une pensée est apparue :
J’ai eu une journée épouvantable. Je mérite ça.
J’ai déjà tout gâché aujourd’hui, alors qu’est-ce que ça change ?
Je vais me remettre sur les rails demain.
Vous n’avez pas besoin de vous psychanalyser pendant 45 minutes.
Remarquez-le, c’est tout.
Qu’est-ce qui s’est passé juste avant que j’aie envie de ça ?
Non seulement la conscience est la première étape du changement, mais ce petit moment de lucidité peut aussi interrompre une habitude qui roule normalement sur le pilote automatique.
3. Questionnez l’histoire que vous vous racontez
C’est ici que certains principes de la thérapie cognitivo-comportementale que j’utilise en coaching peuvent être vraiment utiles.
Prenez :
J’ai déjà tout gâché aujourd’hui, alors aussi bien manger n’importe quoi.
OK… pourquoi ?
Vous avez mangé quelque chose que vous n’aviez pas prévu manger. Comment on est passées de là à toute la journée est fuckée ?
Ou :
J’ai besoin de quelque chose de sucré.
Est-ce que vous en avez vraiment besoin ?
Ou est-ce que vous en avez vraiment, vraiment envie ?
Ce n’est pas la même chose.
Le but n’est pas de vous convaincre de ne pas manger. C’est de vous surprendre quand une pensée transforme un seul choix en quelque chose de beaucoup plus gros que ça doit l’être.
4. Donnez-vous dix minutes
Vous n’avez pas à décider NON, JE NE MANGERAI PAS LE BISCUIT.
Ne décidez juste pas immédiatement.
Donnez-vous dix minutes.
- Faites-vous un thé.
- Buvez de l’eau.
- Faites le tour du bloc.
- Éloignez-vous de la cuisine.
- Faites quelque chose qui change votre environnement.
- Si vous êtes stressée, essayez quelques minutes de respiration lente.
Ensuite, revérifiez.
Parfois l’envie passe.
Parfois non.
Et si dix minutes plus tard vous voulez encore le maudit biscuit ?
Mangez le biscuit.
Sérieusement.
Assoyez-vous. Mangez-le. Savourez-le.
Ce que je ne veux pas, c’est :
Bon, j’ai mangé le biscuit, ma journée est gâchée.
Suivi de six autres biscuits, d’une commande au resto pour le souper et d’une promesse de devenir une personne complètement différente demain.
Un biscuit, c’était un biscuit.
Votre prochain choix vous appartient encore.
Et c’est ça, la compétence qui vaut la peine d’être pratiquée.
- Pas de ne plus jamais avoir d’envies.
- Pas de maintenir une séquence parfaite.
- Pas de prouver que vous avez une volonté surhumaine.
Devenir meilleure à remarquer ce qui se passe, à faire un choix conscient et, quand les choses ne se passent pas comme vous le vouliez, à pratiquer le retour.
Plus vous le faites souvent, moins une envie, un repas ou une journée pourrie a de pouvoir sur tout ce qui suit.
Les idées dont je parle ici sont simples.
Les mettre en pratique quand la vie devient stressante, c’est là que le coaching aide. Si vous voulez du soutien pour trouver ce qui fonctionne pour vous, parlons-en.